Catégorie : Justice
Incitation au racket à Kinshasa : un policier poursuivi en justice
Un agent de la Police nationale congolaise (PNC) est poursuivi devant la justice pour des faits d’incitation au racket de téléphones portables à Kinshasa. L’affaire, révélée par une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, relance le débat sur l’éthique au sein des forces de l’ordre et la protection des citoyens face aux abus policiers.
Le gouvernement promet une réponse ferme pour préserver l’image et la crédibilité de la PNC.
Un policier devant la justice
L’agent mis en cause a été filmé devant un poste de police de la capitale, entonnant avec certains de ses collègues une chanson en lingala : « Zwa ye tshombo tika ye akende » (« arrache son téléphone et laisse-le partir »). Une expression largement interprétée comme une incitation explicite au racket et aux abus à l’encontre des civils.
À la suite de la diffusion de cette séquence choquante, les autorités ont procédé à son interpellation. Le policier comparaît ce lundi 12 janvier à Kinshasa, dans le cadre d’une procédure de flagrance, lors d’une audience foraine prévue au camp Kabila. Cette comparution publique vise à illustrer la volonté des autorités de sanctionner sans complaisance les comportements contraires à la loi et à la mission de protection dévolue à la police.
Impact sur la confiance publique
Cette affaire met en lumière une problématique récurrente : les actes de racket et d’extorsion attribués à certains agents censés assurer la sécurité des populations. De tels agissements fragilisent la confiance entre les citoyens et les forces de l’ordre, déjà mise à rude épreuve dans un contexte d’insécurité persistante.

Les citoyens attendent de la police qu’elle soit un rempart contre l’arbitraire et la criminalité, et non une source de menace. La lutte contre la corruption et les dérives internes apparaît ainsi comme un impératif pour restaurer l’autorité morale et la crédibilité de la PNC.
Réactions et perspectives
Réagissant à cette affaire, le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, a dénoncé des « actes barbares et isolés susceptibles de ternir l’image de la Police nationale congolaise ». Il a assuré que le gouvernement fera preuve d’une fermeté « sans équivoque » face à ce type de comportements.
Cette affaire intervient alors que les autorités mettent en avant les résultats de l’opération de sécurisation « Ndobo », lancée en décembre 2024, au cours de laquelle plus de 8 000 personnes ont été interpellées à travers le pays, dont la majorité à Kinshasa. Pour l’exécutif, la sanction des abus internes est indissociable de la lutte globale contre l’insécurité.
À retenir
- Un policier est poursuivi pour incitation au racket de téléphones à Kinshasa.
- Les faits ont été révélés par une vidéo virale largement diffusée sur les réseaux sociaux.
- Le gouvernement promet une réponse ferme pour préserver l’image et la crédibilité de la PNC.
- Cette affaire relance le débat sur la corruption policière et la confiance entre citoyens et forces de l’ordre.